Nos produits artisanaux

Le travail artisanal participe de notre vie spirituelle comme de notre vie matérielle. « Si le travail ne nous menait inlassablement d’un amour à un autre Amour…. » ( La Règle de Reuilly). Depuis une trentaine d’années, la Communauté consacre une part de son temps à l’élaboration et à la vente de produits artisanaux.

Un travail artisanal

Le travail manuel apparaissait aux théoriciens du monachisme comme le plus adapté à l’alliance avec la prière ; c’est le travail en tant que tel qui va devenir prière. Sa grande qualité est de laisser l’esprit libre pour la prière. Les moines insistent de plus en plus sur la différence de leur travail par rapport à celui du monde, par la prédominance de l’homme sur la machine et non pas l’inverse. Concrètement, il offre la souplesse nécessaire aux interruptions dues aux offices. Les Communautés monastiques ont opté pour travailler, non plus sur la quantité de produits fabriqués, mais sur la qualité des produits et sur la manière avec laquelle ils sont réalisés.

L’artisanat est un mode de travail alternatif, particulièrement adapté à la spiritualité monastique par son sens inhérent de création.

Une sélection de livres

« Déportés, leur ultime transmission »

« Je voudrais dire à la jeunesse qu’il faut aimer la vie. Faire ce que l’on aime faire. Il ne faut pas être insouciant, mais être confiant et rester toujours digne.» Ainsi s’exprime Judith Elkán-Hervé, déportée à 18 ans, quand elle raconte à Théa , du même âge, une jeunesse bouleversée par l’horreur des camps.

À l’heure où les voix des rescapés de la déportation s’éteignent, transmettre leur témoignage est une priorité. Karine Sicard Bouvatier, photographe et auteur, a organisé de vibrantes rencontres entre des femmes et des hommes survivants des camps et des jeunes d’aujourd’hui. Au cours de ces entretiens, ils racontent avec des mots simples ce qu’ils ont vécu au même âge et délivrent un précieux témoignage faisant de leur jeune interlocuteur un relai vers l’avenir.

Cet ouvrage, enrichi des photographies de ces rencontres, est le témoin de ce passage de mémoire historique, de cette ultime transmission.

« Résistance et soumission » de Dietrich Bonhoeffer

Dès 1951, Eberhard Bethge rassemblait les lettres que Dietrich Bonhoeffer a rédigées durant sa captivité et leur donnait le titre qui a fait leur notoriété Résistance et soumission. Ces lettres, qui ont depuis fait le tour du monde, constituent un témoignage de premier plan pour comprendre la pensée de Bonhoeffer. Elles nous révèlent le parcours d’un homme, brillant théologien, entré dans le service de contre-espionnage de l’armée allemande pour préparer le complot contre Hitler. Cette nouvelle édition constitue un événement. Elle propose une nouvelle traduction et fournit un riche appareil critique (index, chronologie, bibliographie). Au-delà du récit de la vie d’une famille berlinoise en temps de guerre, Résistance et soumission apporte une des plus importantes contributions théologiques des dernières décennies. Ces lettres répondent notamment à une question fondamentale : aujourd’hui, dans un monde marqué par une nouvelle approche du religieux,  » comment vivre devant Dieu et avec Dieu, sans Dieu ? « 

« Résister, voix protestantes » de Patrick Cabanel

Dans l’Allemagne nazie, l’Europe occupée, la France de Vichy, les principaux lieux et médias d’une expression publique libre ont été supprimés, contrôlés ou pervertis. C’est dans ce contexte qu’une parole courageuse est portée par nombre de pasteurs en France.
A l’occasion du soixante-dixième anniversaire de la déclaration de l’Eglise réformée de France, invitant, en 1942, à secourir les juifs persécutés, Patrick Cabanel nous propose de (re)découvrir 9 prédications de résistance prononcées dès 1940. Au-delà du discours religieux et de son vocabulaire, inhérent à la nature de ces textes, ces voix revêtent une force, une audace et un courage qui, inscrits dans la durée, font oeuvre de Résistance active tout autant que spirituelle. A Lyon, en 1941 et 1942, les résistants Berty Albrecht et Henri Frenay assistaient aux cultes de Roland de Pury : « Quelle joie était-ce pour nous que d’écouter cet homme dire à haute voix devant un nombreux auditoire, et en terme à peines différents, ce que nous écrivions dans nos feuilles clandestines. » Ces voix suscitèrent de nombreux engagements.

Après avoir mis en perspective l’ensemble de cette résistance si particulière, l’historien Patrick Cabanel, qui a consacré une partie de son oeuvre aux relations entre protestants et juifs, accompagne chaque texte d’une biographie de son auteur ainsi que d’un rappel du contexte historique dans lequel il a été prononcé.

« Mémoires » de André Trocmé

Ce texte souvent cité par extraits, jamais publié ni même lu dans son intégralité, propose un parcours des deux premiers tiers du XXe siècle à travers la vie d’un acteur majeur du protestantisme français et international. André Trocmé (1901-1971), issu d’une famille germano-française d’industriels du textile dans le nord de la France, a connu l’occupation de sa région au cours de la Première Guerre mondiale et y est devenu à jamais pacifiste. Au terme de ses études de théologie, complétées par un séjour d’un an à New York, il vit pleinement l’expérience du Christianisme social dans le Nord ouvrier.

En 1934, il devient pasteur du Chambon-sur-Lignon, en Haute-Loire. Il y fonde en 1938, avec son collègue Édouard Theis, l’École nouvelle cévenole (futur Collège Cévenol), un lycée d’enseignement privé protestant. L’établissement accueille à partir de 1940 des enseignants et des élèves étrangers, le plus souvent juifs. Au même moment, André Trocmé, sa femme Magda et une série de personnes organisent l’accueil de plusieurs centaines de Juifs au Chambon-sur-Lignon et sur le Plateau. Le pasteur tient tête aux autorités de Vichy, et est emprisonné pendant un mois en 1943, avant de devoir passer à la clandestinité jusqu’à la Libération.

Son autobiographie offre un document de première main sur ces années qui ont valu au Chambon-sur-Lignon la reconnaissance de l’Institut Yad Vashem, en Israël, et une notoriété mondiale.

« Chère Mademoiselle » de Patrick Cabanel

Au printemps 1941, commence pour Alice Ferrières une aventure à la fois extraordinaire et « banale » qui ne prendra fin qu’à l’automne 1944. Alice Ferrières (1909-1988), issue d’une famille protestante des Cévennes, est professeur de mathématiques au collège de jeunes filles de Murat, dans le Cantal. Scandalisée par le second Statut des Juifs, elle décide d’apporter son aide aux victimes de l’antisémitisme de Vichy. Alice envoie tout d’abord lettres et colis à des professeurs juifs français victimes du Statut, souvent des Alsaciens, puis à des Juifs étrangers assignés à résidence ou internés dans les camps de Gurs, Noé, Rivesaltes, La Guiche. De véritables amitiés se nouent, que la déportation vers Auschwitz est parfois venue briser net. Le 6 janvier 1943, son soutien aux Juifs prend une tout autre dimension. Arrivent à Murat les premiers enfants ou adolescents qu’il s’agit de cacher dans les collèges de la ville ou dans des familles paysannes des environs. Alice travaille dès lors en étroite collaboration avec les jeunes assistants des œuvres juives de secours et de résistance. Sa maison ne désemplit plus, il s’y tient même des cours de religion et de sionisme…

Mémorialiste scrupuleuse – mais inconsciente, une chance pour nous –, Alice a conservé toutes les lettres que ses « protégés » lui ont adressées, ainsi que les copies de des réponses. Elle a également tenu, en 1943 et 1944, un journal dans lequel sont consignées toutes ses activités et rencontres, heure par heure. Les historiens ont parlé de la « banalité du bien » : on peut ici évoquer sa quotidienneté, accessible pour la première fois à travers un rarissime ensemble de notes et de correspondances croisées.

« La paix dans l’enfer », de Etty Hillesum

Sensuelle, curieuse, vorace, drôle, vivante… Telle est Etty Hillesum dès les premières pages de son journal. Le lecteur qui s’y attache ne pourra plus la quitter. Jeune fille moderne et indépendante, Etty veut voir plus clair en elle quand l’Europe sombre dans l’obscurité. Son journal et ses lettres deviennent son champ de bataille. À l’horreur qui s’annonce, elle répond par l’urgence de se transformer elle-même. La quête de soi à travers l’écriture, fougueuse et vitale, s’ouvre peu à peu à la présence d’un Dieu qu’Etty laisse sans qualités. Dans l’enfer du camp de Westerbork où elle travaille et d’où elle sera déportée, elle fait rayonner jusqu’au bout une paix lucide et prophétique.

« Une voix dans la nuit » de Cécilia Dutter / Etty Hillesum

L’itinéraire spirituel et le parcours de vie d’Etty Hillesum, jusqu’à la veille de sa déportation : un hymne à la beauté de l’existence, un vibrant plaidoyer pour l’humanité.

« L’aube à Birkenau » de Simon Veil

La guerre avait fauché une génération. Nous étions effondrés. Mon oncle et ma tante avaient beau être médecins, ils ne possédaient plus rien. Leur clientèle avait disparu. Leur maison avait été pillée. Leurs économies avaient fondu. Le lendemain de mon arrivée à Paris, comme ils n’avaient ni argent ni vêtements à m’offrir, c’est une voisine qui m’a secourue avec une robe et des sous-vêtements. Il régnait dans la maison une atmosphère de désolation. Il n’y avait plus le moindre meuble. Les miroirs avaient été volés, à part ceux qui étaient scellés aux murs et que les pillards n’avaient pas pu emporter. Je faisais ma toilette matinale devant un miroir brisé par une balle. Mon image y apparaissait fissurée, fragmentée.

J’y voyais un symbole.

Nous n’avions rien à quoi nous raccrocher. Ma sœur Milou était gravement malade, mon oncle et ma tante avaient perdu le goût de vivre. Nous faisions semblant de vouloir continuer. « 

« Le plus-que-vivant » de Francine Carrillo- 15,20 euros

Francine Carrillo est théologienne. Après des études de théologie à Genève et Tübingen, elle a collaboré au Centre Protestant d’Études et à l´Atelier oecuménique de théologie, dont deux ans comme codirectrice. Elle a coanimé une communauté de base oecuménique pendant quelques années, avant d’entamer un ministère dans la paroisse de Champel depuis 1991. Elle y a créé, un espace de prière qui fait largement place au silence et à l´écoute priante de la parole. Outre  une recherche en éthique sur la famille, Francine Carrillo a développé ces dernières années une passion pour l´écriture liturgique et poétique et a travaillé à un renouveau de la pratique de la méditation et de l´accompagnement spirituel dans la tradition protestante. Elle signe régulièrement une chronique de spiritualité dans Panorama.

« J’aimerais que vivre tu apprennes » de Francine Carrillo, 16 euros

Ce livre est né d’un étonnement surgi à la lecture d’un magnifique sermon de Maître Eckhart (l’un des prestigieux représentants de la mystique rhénane, XIIIe-XIVe siècle), qui offre pour l’époque une lecture totalement inédite du rapport entre l’action et la contemplation. La question vaut toujours, à l’heure où de multiples voies s’offrent à nous, cherchant à réconcilier spiritualité et militantisme. Méditant le célèbre épisode relaté dans l’évangile de Luc où les sœurs Marthe et Marie accueillent Jésus chez elles, le théologien rhénan suggère que c’est Marthe, la très entreprenante, qui enseigne à Marie, perdue dans son assise, la vérité du chemin spirituel.

« Vers l’inépuisable » de Francine Carrillo, 17,30 euros

Dans cette relecture admirative du grand mystique rhénan, Francine Carrillo souligne toute l’actualité de ces pages et relève qu’en nous ouvrant à la liberté d’être «  avec le souci, non dans le souci  », les deux sœurs nous convient en définitive à cultiver la fécondité de ce que François Cassingena-Trévedy rassemble sous une appellation inédite:la «contempl-action»!

« D’un pas à l’autre » de Francine Carrillo, 14 euros

Accompagner les pas du quotidien en offrant aux lecteurs un petit livre facile à transporter et dans lequel ils pourront puiser une parole pour soutenir leur méditation journalière, tel est le but de cet ouvrage. À une époque où l’emploi du temps ne permet plus forcément de consacrer de longues plages à la lecture, il est peut-être bienvenu d’offrir pour chaque jour deux textes à la fois denses et courts qui se font écho, l’un de Francine Carrillo et l’autre d’un auteur spirituel, écrivain ou philosophe, qui se démarquent un peu de toute la littérature du prêt-à-porter spirituel et des recettes de bien-être, si largement représentées dans les médias aujourd’hui. On trouvera ici un croisement de plusieurs perspectives: biblique, éthique, poétique ou tout simplement humaine, qui devraient pouvoir atteindre un public en recherche d’une spiritualité exigeante et réfléchie, mais aussi « légère » !

« Guérir…Mais de quoi? » de Francine Carrillo 12,50 euros

Alors guérir. mais de quoi ? De toutes ces pensées qui entament l’estime de soi, qui polluent notre regard comme notre corps et nous empêchent de célébrer la vie comme un don. Si la santé a la couleur des pensées qui nous habitent, l’urgence est de veiller à être là où nos pensées nous parlent de vivre de ce qui est vivant en laissant mourir ce qui est mort.

« Jonas » de Francine Carrillo, 14 euros

Une réécriture personnelle et une méditation spirituelle du «Livre de Jonas» qui redonne à l’histoire du prophète, avalé par une baleine, sa dimension existentielle.

« Le sable de l’instant » de Francine Carrillo, 22 euros

En peu de mots, l’auteur capte et traduit les sentiments qui nous traversent toutes et tous. Et ces mots glissent doucement vers l’âme , la vie pénètre , la beauté sourit. Francine Carrillo les tisse, marie à chaque page le profane et le sacré. Les mots ! « La parole est mon outil. Et je n’aime guère les discours dogmatiques. C’est peut-être pourquoi j’utilise la poésie qui évoque plutôt que d’affirmer. »

« Rahab, la spacieuse » de Francine Carrillo 12,50 euros

Une approche narrative et poétique du personnage biblique de Rahab, la prostituée cananéenne qui figure dans la lignée de David… et de Jésus. En ouvrant sa porte au souffle du dehors, Rahab se démarque de la terreur qui étreint les habitants de Jéricho à l’approche de l’ennemi et consent à perdre la maîtrise de sa propre existence. Elle choisit l’ou­verture du dedans et donne ainsi passage et refuge à l’Autre, en ouvrant sa porte à ces «autres» que sont les Hébreux. Quel travail sur sa propre peur, quelle souveraineté.

La Bible Manuscrite

Nous avons participé avec plus de 500 participants à la réalisation de cette Bible en enluminant et recopiant l’intégralité du livre des Psaumes et du Nouveau Testament pendant la période du confinement/déconfinement de 2020.  

Des pièces uniques

Les produits sont des modèles uniques, originaux, entièrement faits à la main et qu’on ne trouve nulle part ailleurs. Ils sont confectionnés dans un esprit de prière et de silence.

Les soeurs se concentrent sur la qualité et l’unicité des produits artisanaux. La Règle de Reuilly peut se commander directement auprès des soeurs en Français mais aussi en Allemand.
À cela s’ajoute l’approvisionnement extérieur en provenance d’autres monastères amis.

Le livre de Soeur Evangéline en vente :  » Soyez le ciel pour vos contemporains ! » Un commentaire spirituel de la Règle de la Communauté des diaconesses de Reuilly, par Soeur Evangéline. Editions Olivetan, 22 euros. A commander par email : artisanatversailles@fondationdiaconesses.org

Des livres uniques

Cette année nous vous proposons une vente par correspondance. Consultez notre catalogue en ligne et passez vos commandes par téléphone ou email

En raison des derniers confinements, des denrées périssables restent invendues, nous vous proposons donc de nombreuses promotions. Nous vous remercions pour votre fraternelle coopération! Rendez-vous dans notre boutique Artisanat de la Communauté

L’artisanat est prioritaire et un ressort dynamique dans notre activité communautaire. En effet, en plus d’être une source importante de nos revenus, il permet :

  • Un travail en silence
  • Un travail d’équipe
  • Un travail alternatif

La boutique artisanat de Versailles (librairie, alimentation, cosmétiques) est ouverte sur rendez-vous dans le respect des normes sanitaires et par correspondance en click and collect

Artisanat de la Communauté
10 rue de Porte de Buc 78 000 Versailles

Lundi, Mardi, Jeudi et Vendredi de 14h30 à 17h30

Samedi de 9h45 à 12h et de 13h30 à 17h30

Dimanche de 9h45 à 11h et de 13h30 à 17h30

Vous pouvez passer commande

La boutique artisanat du Moûtier est ouverte sur rendez-vous dans le respect des normes sanitaires et par correspondance en click and collect

Artisanat de la Communauté
3 Chemin du Moûtier
La Costette
43520 Le Mazet Saint-Voy

Actuellement fermé en raison des conditions sanitaires

Vous pouvez passer commande